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Arrêt de la pilule : effets secondaires, mon témoignage

Ça y’est, j’ai enfin arrêté la pilule ! Après plus d’un an à hésiter, à tergiverser puis finalement à oser, j’ai envie aujourd’hui de vous partager mon témoignage.

Comme la plupart des jeunes femmes, j’ai commencé la pilule à 18 ans, pour sa fonction première : la contraception. Après avoir tenté de me renseigner timidement sur les autres méthodes, j’avais compris que le préservatif masculin « n’était vraiment pas fun pour Monsieur », et que son dérivé pour femme était peu fiable…sans parler de l’auto-surveillance, « un vieux truc de hippie à bannir au plus vite ! ». Évidemment à cette époque je ne connaissais pas les alternatives comme le diaphragme féminin en silicone par exemple (je mets ci-contre un type de diaphragme très apprécié par les femmes, le « Caya ». Si vous cliquez dessus pour l’acheter ou simplement le découvrir, un petit pourcentage me sera reversé).

 

Bref me voilà, avec mes 18 printemps, intimidée par le sujet, dans la salle de consultation de mon médecin généraliste, qui me dit « aucun problème pour la pilule ! » et qui, après m’avoir scrutée en sous-vêtements, ajoute « je remarque que tu as une petite poitrine, si tu veux il y a des pilules qui l’augmentent…hum…voyons -en feuilletant sont énorme livre de références sur le sujet-…ah dommage, elles sont assez chères, bon, restons sur la bonne vieille Minidril alors ». Je précise que mon médecin est une femme, qui a priori, me voyait bien en bimbo!
Passé ce moment de honte et d’indignation suprêmes, je m’empresse d’approuver le fait d’avoir la moins dosée possible, histoire d’éviter de me détraquer complètement. C’est ainsi que je pars avec mon ordonnance (découvrez ici la liste des effets secondaires possibles de la Minidril).
Me voilà donc chez moi avec ma première sacro-sainte plaquette, et ces jolies petites pilules toutes rondes, brillantes, qui me feraient presque penser à des Smarties.
Après plusieurs mois de prise, je ne sens globalement pas de changement, à mon grand soulagement, aucune prise de poids particulière, bref tout semble bien aller.

Et c’est ainsi que démarra le long « voyage sous pilule » qui dura 7 ans. Je précise que pendant toute cette période je suis restée avec le même homme, qui est d’ailleurs mon compagnon actuel.

De mes 18 ans à ce 1er janvier 2017, je n’ai quasiment jamais oublié ce petit médicament « magique » qui me permettait de n’avoir aucune question à me poser sur mes cycles ou d’ailleurs sur quoi que ce soit qui toucherait de près ou de loin mon fonctionnement féminin. C’était parfait, il suffisait de penser à le prendre, et le tour était joué !

Sauf que dans les faits, c’était plus compliqué. De nature relativement anxieuse et malgré tous mes efforts, l’étude et la pratique du développement personnel, une hygiène de vie à la limite de l’irréprochable, j’avais deux problèmes majeurs :

un de nature psychologique, qui m’a le plus coûtée : surtout ces dernières années, les sautes d’humeur se sont accentuées sans raison apparente, c’était parfois intenable, on aurait dit que mon inconscient cherchait des problèmes (notamment de couple) là où il n’y en avait pas ! La vérité était que je n’avais jamais autant choisi toutes mes conditions de vie et pourtant, il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas. A cette période, dans ma vision de la vie, quand tout allait parfaitement dans mon couple…c’est forcément que mon conjoint me cachait quelque chose (?!?) ! Voilà le raisonnement que j’avais, parfois je me sentais folle. D’une patience inhumaine, il m’aidait à raisonner, à démêler le réel de mon imaginaire. Mais dès que je baissais un tout petit peu la garde, c’était comme un diablotin qui sortait de sa boîte pour me souffler des idées tordues sur tel ou tel sujet au coin de l’oreille…Je me sentais littéralement « empoisonnée ».

un de nature physique : j’ai toujours eu une tendance à des problèmes de circulation de sang, notamment au niveau des extrémités des membres (doigts et pieds). Avec la pilule, les douleurs se sont intensifiées. Malgré une alimentation contenant peu de sources de gras, (je suis en effet un régime alimentaire de type HCLF) et beaucoup de pratique sportive, c’était comme si je sentais littéralement mon sang essayer de circuler. Comme s’il était trop compact, et qu’il devait alors forcer pour passer (aouch!). Je me revois encore dans mon lit, me tordant de douleur sans savoir d’où cela pouvait venir…

Et encore je m’estime relativement chanceuse par rapport aux -trop peu renseignés- cas d’embolies et de thromboses que de jeunes femmes font à cause de la pilule !

 

pilule-illustration 20minutes

Crédit photo : 20 minutes

 

Fin décembre 2016, je n’en peux plus, moi qui avait réussi à éliminer tout ce qui était toxique dans ma vie, que ça soit dans mes relations, dans ma façon de vivre ou dans mon alimentation, je ne supportais pas de continuer à prendre ce petit cachet blanc tous les soirs, tout en sachant que c’était un poison pour moi.
C’est là que j’ai découvert la Symptothermie. Vous savez, le truc que mon professeur de SVT au lycée déclarait être « la vieille technique pour hippies pas net ». Aaaah, décidément, merci encore à cette professeur et à tous ces précieux enseignements, sur les « bienfaits » de la consommation de viande et des régulateurs hormonaux…(Ironie)
Bref je m’égare.

Pour une fois, avec la symptothermie, je découvrais une méthode qui m’avait l’air solide, fiable.
Cette méthode qui consiste à surveiller ses cycles, en reposant sur un double contrôle (températures et de symptômes) mérite largement un article à elle seule, article qui viendra très prochainement !

1er janvier 2017 :

C’est décidé, j’arrête la pilule, non comme une résolution en l’air, pour une année, mais pour ma vie.

Bon en vrai, j’avais lu tellement de récits sur les effets secondaires de l’arrêt que j’avais un peu peur. Et je ne vous cache pas que les premiers soirs au moment de me brosser les dents, je me sentais mal de ne pas la prendre, moi qui avait été une si bonne élève pendant toutes ces années. C’était comme un funambule qui pour la 1ère fois allait se produire sans son filet de sécurité ! Pour information, je n’ai jamais cessé de prendre des précautions concernant ma contraception.

 

Arrêt de la pilule : arrêter d’un coup ou progressivement ?

Si vous vous demandez si vous devez l’arrêter d’un coup ou diminuer les doses progressivement, alors ceci pourrait vous intéresser. En effet, il y a deux écoles :

  • ceux qui proposent d’arrêter la pilule progressivement, en diminuant les doses au fil des jours. Comment ? Difficile de couper une pilule en 2 ! L’idée serait de prendre la pilule un soir sur 2 (attention, à partir de ce moment l’effet contraceptif disparaît!), puis un soir sur 3 etc… Un peu comme un drogué se déshabituerait progressivement de sa drogue.
  • ceux qui proposent d’arrêter la pilule d’un coup, et de laisser son corps reprendre les rennes de son cycle.

J’ai fait partie de ce 2nd groupe, en préférant l’arrêter d’un coup. Pourquoi ? Car j’ai eu plusieurs retours d’expérience très négatifs de jeunes femmes l’ayant arrêté progressivement, avec notamment des poussées d’acné monstrueuses, des sautes d’humeur impossibles… Et à l’inverse, de nombreux témoignages très positifs de femmes l’ayant arrêté d’un coup. Puis cela me semblait plus logique : la pilule impose un cycle, un rythme au corps. Quand on l’arrête, celui-ci prend le relai, doucement mais sûrement. Comment peut-il bien réagir si on lui impose un cycle « coupé » par des moments de prises et d’arrêt? Comment peut-il s’y retrouver ? Si vous avez eu une expérience positive en l’arrêtant progressivement, n’hésitez pas à commenter, je serai très curieuse d’avoir vos retours !

Et j’ai attendu, scruté, vérifié les effets secondaires.
Cela fait aujourd’hui 3 mois, voici ce que j’ai pu observer après l’arrêt total de la pilule :

– une très légère diminution de l’appétit, ce qui entre nous est plutôt une bonne nouvelle car je mangeais vraiment beaucoup, beaucoup trop. J’ai l’impression de plus écouter mes envies et mon corps quand il me dit qu’il n’a pas faim.
une diminution très nette des douleurs de circulation de sang, aujourd’hui réduite à presque 0 !
– la réapparition de symptômes naturels de mon corps !!! Symptômes certes normaux mais que j’avais to-ta-le-ment oubliés ! J’ai par exemple redécouvert différents types de sensibilité, comme de ma poitrine par exemple, selon la période du cycle.
– et surtout, surtout…. le mental !!! Après toutes ces heures de développement personnel, de méditation, de bonne alimentation, de conversations avec mon conjoint…la solution se trouvait là, sous mes yeux ! Les sautes d’humeur ont disparu avec l’arrêt de la pilule ! Moi qui vous partageait le problème de confiance en soi, aujourd’hui je me découvre plus sûre de moi, de mon couple, je me sens solide et surtout : apaisée. Les crises de jalousie (qui, pour information étaient totalement injustifiées) sont terminées, j’ai enfin trouvé le recul nécessaire qui me permet d’être sereine dans mon couple et dans ma vie en générale. C’est pour moi une véritable révélation.

 

 Quels effets sur mon cycle naturel ?

A mon plus grand soulagement, j’ai un corps qui s’adapte vraiment bien aux changements. C’est donc avec une immense joie (qui aurait cru que ça me procurerait autant de bonheur ?!) que j’ai eu la chance de voir apparaître mes premières règles 28 jours exactement après l’arrêt de la dernière pilule. Cette durée varie beaucoup d’une femme à une autre, et est généralement plus longue pour le 1er cycle après pilule, il ne faut pas s’inquiéter pour ça. C’est le temps nécessaire à votre organisme de se remettre en marche après des années d’emprisonnement.

 

En conclusion, pour rien au monde je ne reviendrai à la pilule. Elle a certes répondu à un besoin que j’avais pendant une période et s’est montrée très pratique, mais aujourd’hui, elle ne me convient plus. Comme je n’en suis qu’à mes débuts en symptothermie (découvrez le groupe facebook!), il est encore un peu tôt pour conclure dessus mais cette méthode que j’expérimente m’a l’air très prometteuse.

Enfin, pour voir que je m’estimais heureuse de ne pas avoir eu de symptômes négatifs liés à la pilule, je réalise aujourd’hui tout ce que ça m’avait réellement coûté et tout ce à côté de quoi je suis passée pendant toutes ces années : ma féminité.

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